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James Jackson

James Jackson est né le 9 septembre 1843 à Saint Paul en Jarez au lieu d'Assailly. Il est fils de William Jacskon, second fils de James Jackson et de Louise Peugeot. Les Jackson descendent d'une famille de quakers du Lancashire. Son grand-père, James Jackson, vint en France en 1814 à l'appel du gouvernement de la première Restauration et fut chargé de créer l'industrie de l'acier fondu qui n'existait jusqu'alors qu'en Angleterre. Par sa mère, il descend de la grande famille huguenote des fabricants des environs de Montbéliard, les Peugeot.

William Jackson, le père de James, quitta Assailly en 1852 pour s'établir à Paris. James y suivit les cours du lycée Bonaparte. Ses études furent très bonnes. A quinze ans il avait trouvé sa voie : il émerveillait ses professeurs par l'art qu'il avait de dessiner des cartes géographiques. M. Contejean, un géologue du plus grand mérite, qui fut plus tard professeur à la Faculté de Poitiers, était un habitué de la maison Jackson. C'est lui qui le premier engagea James à se tourner vers l'étude de l'histoire naturelle. Il est vrai que, dès le lycée, le goût des sciences d'observation s'était révélé en lui. Dans ces études, James rencontra un maître comme on en trouve peu, Gratiolet, qui s'attacha à son enseignement avec la passion qu'il apportait à toutes choses. Mais Gratiolet mourut jeune et James, sans cesser d'aimer les sciences naturelles, se retourna vers la science qui avait eu son premier amour, la géographie. Au reste, il n'avait jamais entendu se consacrer à l'histoire naturelle autrement qu'à titre de voyageur et les voyages scientifiques avaient toujours été le but qu'il proposait à sa vie.

Sa vie fut simple et modeste. Bien que la situation de fortune atteinte par sa famille le dégageât de tout souci matériel, on peut dire qu'il n'a pas cessé un instant de travailler jusqu'au moment de sa mort. Son activité était incessante, au point de paraître par moment fiévreuse. C'est par milliers qu'il rapportait de ses voyages des photographies de sites géographiques ou géologiques.

Son zèle et son dévouement s'exerçaient sous toutes les formes. En 1871, pendant la Commune, il se prodigua à soigner les blessés.

James n'était pas un voyageur ordinaire. En novembre 1875, il était parti de New-York pour le Havre sur l'Amérique, de la Compagnie transatlantique. Une tempête désempara le bâtiment que la rupture d'un arbre de couche avait privé de la manœuvre du gouvernail et qui fut livré à lui-même durant quarante jours sur l'océan. James, dont le sang-froid et l'énergie avaient aidé à rétablir le calme parmi les passagers, contribua pour une grande part au salut du navire, grâce à la précaution qu'il avait de ne jamais se séparer de ses instruments. Un coup de mer avait enlevé la boussole et tous les appareils du capitaine, mais James avait avec lui tout ce qu'il fallait et, grâce à lui, le bateau put attendre l'arrivée des secours.

Il se maria le 17 janvier 1877 à New York avec Mary Tewkesbury.

Il fut, avec son frère William, l'un des premiers actionnaires de l'École alsacienne; ils furent tous deux des dix premiers membres fondateurs du Club alpin français.

Au lendemain de la guerre, il s'était pris d'une véritable passion pour la Société de Géographie. En 1881, le bibliothécaire de la Société, mourut. Cet excellent homme était bien le plus fantaisiste des bibliothécaires. La bibliothèque était au pillage; cinq cents volumes étaient égarés; chaque lecteur était maître et souverain. M. Maunoir vint chercher James et lui demanda d'accepter la charge d'archiviste-bibliothécaire. Le budget de la bibliothèque n'était que de 300 francs par an. Avec cette somme, il aurait fallu relier les collections, continuer les abonnements et acheter les nouveautés. Par bonheur, le bibliothécaire avait de quoi donner, et il n'a jamais compté avec sa bibliothèque. Il a enrichi par des dons généreux les collections dont il avait la garde. Ce n'est pas seulement le chapitre des livres et impressions qui lui est redevable : il s'est appliqué à réunir une très belle collection de vues photographiques de tous les pays du globe, dont une partie exécutée par lui-même; il a poursuivi la constitution d'une collection, peut-être unique, de portraits de géographes et de voyageurs. lorsqu'il quitta sa bibliothèque, il y laissa 17000 photographies de tous les pays du monde et 2300 portraits de voyageurs et de géographes.

Lorsqu'il travaillait à son livre «Liste provisoire de bibliographies géographiques spéciales » ne trouvant pas à Paris, ni à Londres, tout ce qu'il lui fallait, il alla à Harvard-University, à Boston, où il travailla pendant six mois, et d'où il revint avec sa Bibliographie complète.

Les dernières années de son service à la Société furent des années de lutte. Après douze ans, il dut quitter sa bibliothèque. Il était à bout de forces. La Société de Géographie lui décerna une médaille d'or.

James vécut encore deux à trois ans. La santé de sa femme l'obligeait à passer les mois d'hiver dans le Midi. Il employait l'été à mettre en ordre les photographies qu'il avait rapportées. Il n'oubliait pas un instant qu'il était géologue et les formations curieuses de la Côte d'Azur ou des montagnes du centre de la France l'intéressaient toujours vivement. James portait en lui, sans le savoir, le germe d'un mal impitoyable. Il revint de Nice, au mois de mai 1895, sans respiration et sans forces. Il décéda le 17 juillet 1895, laissant un testament dans lequel il a distribué, par parts égales, une somme de cent mille francs entre neuf sociétés, parmi lesquelles figurait la « Société de Linguistique de Paris ».


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